Renouveaux déjà vus.
Embrassades convenues.
Saveurs au bonheur.
Innocence en fraicheur.
Larmes à l'amertume.
Tristesse en coutume.
Eclabloussures au rire.
Traces des soupirs.
Infusions à la désillusion.
Déceptions à répétition.
Envies cachées.
Jardins secrets.
Cataplasmes de douleur.
Masques de froideur.
Façades d'épices.
Attentes supplices.
Récompenses savoureuses.
Vengeances malheureuses.
Triomphes sans gloire.
Soifs de savoir.
Oublis salvateurs.
Fines douceurs.
Fontaines de Jouvence.
Coeurs en faïence.
Boites de Pandore.
Silences d'or.
Année charnière.
Destins ouverts.
Les nues. Univers de romance et de poésie.
Célestes, majestueuses, en variation de bleu, parfois encre, souvent clair, douceur, légèreté, bonheur.
Mais Tomber.
Des nues.
Ouvrir. Découvrir. Voir. Réaliser. Apprendre. Déceler. Déchiffrer. Lire. Entendre. Détecter. Discerner.
Tomber des nues n'est pas une chute libre dans le vide. C'est un électrochoc de bienvenue dans la connaissance.
Le temps qu'il faut à ton sang pour passer d'une oreillette à un ventricule, et toi tu es passée de la croyance naïve à la réalité crue.
Ce qui fait la stupeur, celle qui coupe le souffle, ce n'est pas le fait d'avoir atterri sur terre brutalement, c'est le fait de réaliser que tu vivais auparavant dans les nues.
Ce qui fait la stupeur, celle qui te change pour toujours, c'est autant la découverte de la vérité, que la déception d'avoir été aussi naïve.
Mais tomber des nues, est une chance.
Passés la stupeur et tremblements, ce qui ne t'a pas tué, t'a rendue plus forte.
.
Voilà. C'est l'heure de la question à dix balles: Quel est le critère du "bonne" de Bonne Année?
Ben ça dépend j'ai envie de dire. Et même, ça dépasse.
Si on ne pinaille pas, c'est être encore en vie. Soit. Si on fait un peu plus attention, on va vouloir être en vie, mais en bonne santé. Logique.
Puis après vient le grand saut dans l'immensité du très vague et variable "Bonheur". Qui dépend de quoi lui? De l'entourage? Des conditions matérielles? De l'intérieur? Des trois? Ben voyons.
Hum. C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres, surtout qu'après, vient le bond encore plus gigantesque de la personnalisation. Ooooh la belle fenêtre de la personnalisation.
Je suis plutôt, malgré les apparences, des ces personnes qui s'arrêtent au "bonne", sans chercher plus loin. Parce que chercher, c'est ne pas trouver en l'occurrence. Alors que s'arrêter à "bonne" ça marche à tous les coups.
Je retire les dix balles. Bonne, c'est bonne. Et c'est plus clair en 5 lettres qu'en mille pensées analysées.
"Dring.
Allo?
Oui, bonjour, c'est bien princesse101?
Oui.
C'est Mr Sauveur du service anti-fraude à la carte bancaire de la BNP Paribas.
(Palpitations cardiaques élevées) Ah?
Oui, madame, j'ai une forte suspicion de fraude sur votre carte bancaire.
(Préliminaire de crise cardiaque) Ah?
Etiez vous hier soir à Rio de Janeiro en train d'essayer de retirer 4000 euro dans un distributeur?
Oh là là.... Trop pas, monsieur !
C'est bien ce que je pensais, vous êtes donc victime d'une fraude à la carte bancaire.
WTF?
Aucun souci madame, nous nous occupons de tout, rien n'a été retiré de votre compte, nous faisons opposition sur votre carte et nous vous en éditons une nouvelle.
Comment dire... Trop merci."
Heureusement qu'il y a des gens intelligents qui veillent sur nos affaires, moi je vous dis.
C'est la saison. Mais je vous préviens, c'est à ma sauce:)
S'il n'y avait qu'une chanson : Mon Dieu de Piaf (et ouais).
S'il n'y avait qu'un film : Star Trek 2009.
S'il n'y avait qu'un blog : aïe c'est -très- dur .... Frogita.
S'il n'y avait qu'une expression : trop d'la balle.
S'il n'y avait qu'un bon souvenir : le cinquième 1er "maman" ;)
S'il n'y avait qu'une série : Dexter.
S'il n'y avait qu'une bonne leçon : On n'est jamais mieux servie que par soi-même.
S'il n'y avait qu'un évènement important : la signature de mon CDI le 15 décembre :)
S'il n'y avait qu'une couleur : rouge
S'il n'y avait qu'un parfum : l'Eau des Merveilles d'Hermès.
S'il n'y avait qu'une découverte : La Femme.
S'il n'y avait qu'un mystère : l'Homme.
S'il n'y avait qu'un regret : La Violence.
S'il n'y avait qu'une échappatoire : l'Humour.
S'il n'y avait qu'un loisir : le web.
S'il n'y avait qu'un voyage : le Brésil
S'il n'y avait qu'un ennemi : le Temps
S'il n'y avait qu'un malin plaisir : l'Ironie
S'il n'y avait qu'une médaille : celle de la résistance
S'il n'y avait qu'une rencontre : Luiz Seabra (Fondateur Natura Brasil)
S'il n'y avait qu'un sport : la Course.
S'il n'y avait qu'un des 7 péchés : la Colère.
S'il n'y avait qu'une chose à apprendre encore : tourner la page.
Edit: j'ai oublié le meilleur;) S'il n'y avait qu'un livre à garder : Le Portrait de Dorian Gray.
S'il n'y avait qu'une image :
Il y a un an qu'elle attendait Noël. Par principe, seulement.
A la messe, il n'y a plus personne.Et les sapins, tout le monde en a, même ceux qui ne vont plus à la messe. Parce que pour elle, Noël c'était sa campagne blanche, à perte de vue depuis sa terrasse. Mais depuis qu'elle est à Paris, dans ce triste deux pièces il n'y a que pluie et pollution. Noël, c'était sa famille réunie, mais maintenant, son mari est enterré, et ses enfants à l'autre bout du monde, et du coeur. Parce que Noël, c'était des dizaines de cartes reçues et envoyées, et maintenant, il n'y a plus que La Redoute qui lui envoie ses voeux. Noël, c'était une grosse boîte de Lindt, et maintenant, elle ne pourrait jamais la finir seule, alors autant ne pas l'acheter, ce serait mauvais pour sa ligne. Parce que Noël, c'était un énorme repas, mais maintenant, c'est des portions individuelles barquetées par Monop', avec une date de péremption. Noël, c'était dans sa vie, mais maintenant, c'est dans ses souvenirs.
Elle attendra quand même le prochain Noël, par principe, seulement.
Je revois le quai bondé et en délire
Suffoquant sous la chaleur et sous la rage
Et j'entends dans la rame les cris, les soupirs
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, et la cloche sonne,
Et la foule vient me jeter dans cette rame...
Emportés par la rame qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un à l'autre
Et nous laisse tous
Ébétés, énervés et étouffés.
Entraînés par la rame qui tangue
Et qui fonce
A Une folle vitesse
Nos membres restent soudés
Et parfois soulevés
Nos corps enlacés s'envolent
Et retombent tous
Ébétés, énervés et étouffés.
...
Et la face éclaboussée par les postillons
Je tente de me retourner en vain
Mais soudain je pousse un cri parmi la foule
Quand la rame freine brusquement et me renverse...
Emportée par la foule qui me traîne
et m'entraine
Je sors à la mauvaise sortie
Je lutte et je me débats
Mais le son de ma voix
S'étouffe dans les corps des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...
Entraînée par la foule qui s'élance
Sur le quai
Je ne vois rien
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me traine
Loin de la rame qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvée...
Merci Piaf pour La Foule.
C'est un grand classique, dont on n'est finalement jamais à l'abri.
La fin commence par la mort de la plus grande des illusions, celle en grosse barbe blanche et costume rouge, puis il y a aussi le grand best of du Prince Charming au cheval blanc, mais faut pas croire, en fait il y en a tout plein des illusions. A l'infini même, puisqu'on se les crée tout seul, comme des grands. Il y a les petites illusions, les grandes, et même (les pires) les récurrentes qu'on ne veut pas lâcher, et que l'on s'entête à faire renaitre pour mieux les r-enterrer.
Vivre sans illusion a du bon, très bon.
Tu as les (2) pieds (et la tête) sur terre et finalement, tu n'es jamais déçu, jamais frustré, et tu marches dans les dignes traces de St Thomas, qui sagement, attendait de voir. Même que généralement, tu ne t'en caches pas "oh moi, je ne me fais aucune illusion... bla bla bla". Perso, et pas du tout objectivement, je pense que la fin des illusion est une bonne chose.
Bien sûr, le moment clé, où tu dois décider d'enterrer ta dernière illusion (en date) est hyper difficile. Dur dur. Sérieux, ça brise le coeur. Mais après, quel soulagement. C'est comme si tu venais de déposer sur le bord de la route cette énorme enclume que tu te trimballais pour rien depuis 178 km à pieds.
Alors bien sûr, j'entends d'ici les petites voix des pro-illusions. "Oui, mais vivre sans illusion, c'est comme vivre sans rêve, c'est trop dur, c'est inimaginable, c'est la mort de l'espoir, etc". Ok. J'accepte. Mais chacun son truc j'ai envie de dire. Si tu préfères te trimballer tes illusions le long du chemin, parce qu'elles te font rêver, voler, espérer, te sentir léger, super. Go. Il faut faire ce qui est le mieux pour toi. C'est ça l'essentiel.
Mais moi, j'ai choisi un autre chemin. Celui sur terre, où les petites déceptions quotidiennes me sont largement suffisantes, pour ne pas me rajouter en plus les abîmes de déception et de regrets qui naissent de la fin d'une belle illusion.
Après la fin du monde telle qu'on le connait, je vous le dis, messieurs, la donne va changer, les femmes s'y préparent (enfin, moi, en tout cas).
Une fois la sélection naturelle des éléments achevée, viendra le temps de la sélection naturelle par les femmes: au programme, le repeuplement sélectif de la terre.
Là, je vois tout de suite vos yeux masculins s'illuminer *chouette, du sexe gratos, sans obligation d'achat*:
QUE NENNI messieurs. J'ai dit sélectif.
En effet, laisser moi vous conter l'histoire du repeuplement.
Les femmes, ayant tiré les leçons des dernières watmille années, vont sauter sur cette occasion UNIQUE de repeupler notre belle planète (ou ce qu'il en restera), selon certaines conditions, édictées par elles et seulement par elles.
Le règne de l'utérus vous attend.
Fini la loi de l'emmerdement maximum, fini les maillons faibles, fini les boulets, fini les pieds sous la table, fini les gros machos, fini les menteurs et companie.
Les seuls qui seront élus pour repeupler la terre et profiter de tout l'amour que les femmes ont à donner, seront les hommes dignes de ce nom !
Et une femme avertie en vaut deux, et une année d'asservissement en vaut 100, donc le calcul est vite fait: 2 x 100 x watmille = 200 watmille.
Oui, 200 watmille, C'est mon dernier mot;)
..,. ou plus fort! read more
on Nues