Le joker de l'indulgence
Laissez moi vous dire.
C'est pas facile d'y arriver, pour personne, hommes, et femmes.
Il y a ceux qui bossent, et qui en ont de la chance. Celles qui cherchent un boulot, et qui galèrent. Ceux qui ont tout juste de quoi joindre les deux bouts, et celles qui s'en sortent un peu mieux. Ceux qui vont plutôt bien, mais qui ne s'en rendent pas compte. Celles qui ont des ennuis de santé, et qui ont réalisé que c'est ce qu'il y a de plus important finalement. Ceux qui ont trouvé l'âme soeur, et toutes celles qui la cherchent encore. Celles qui sont mal accompagnées, et qui regrettent de ne plus être seules. Ceux qui sont débordés par leurs soucis, et celles qui arrivent à rester zen.
A un moment, tout le monde, même les plus "forts", les plus combattants, les plus endurants, tout le monde a besoin de soutien.
Du soutien, on peut en trouver chez une collègue de travail, un ami, un parent, une cousine, un mari, ou parfois, et même souvent en fait, sur un blog, auprès d'autres internautes solidaires.
Mais parfois, non.
Parfois, on se sent comme un jongleur, sur la corde raide, à 5 mètres de hauteur, sans filet.
Et on se demande si on va arriver à tenir le coup. A être toujours aussi endurant, à passer les obstacles un à un, tout le temps. A jongler avec les relations, les émotions, les besoins, les impératifs, les souhaits, les obligations, les histoires, les aléas .... des uns et des autres, et les siens.
Et là, je dis "joker".
C'est la carte magique, à avoir toujours sur soi, un peu comme le rouge à lèvre dans le sac, ou le briquet dans la poche: Le joker de l'indulgence.
Il n'y a pas d'issue possible dans ce monde où l'on vit, sans indulgence.
Indulgence envers nous même en premier: on ne pourra pas tout faire et tout réussir. Il faut accepter notre statut de simple humain. Et faire preuve d'indulgence envers nous même.
Indulgence envers les autres. Parce que pour eux c'est pareil. Exactement pareil.
Y'a plus qu'à pas oublier de sortir cette carte ;)
Comments
Etant plus "jeune" j'ai tjrs considéré mes jambes comme une partie forte de moi meme, très solide, sur lesquelles je pouvais comper et m'appuyer sans reserve.
Un jour j'ai eu un genou qui a cédé sous moi, simplement parce qu'un menisque a décidé de renoncer a vivre. J'ai senti ma jambe plier sous moi et j'ai été désemparé, parce que la ou je croyais trouver ma force est apparu un nouvelle faiblesse. Et parce que je me croyais plus fort que je ne l'etais, j'ai du affronter un autre effondrement, intérieur.
On a tous une limite, et il vaut mieux en prendre conscience et la connaitre avant de l'atteindre. Et une fois qu'on en a pris conscience, il faut faire en sorte de ne pas l'atteindre
Combien de temps tiens tu avec un sac au bout de chaque bras?
Bonne méditation :)
Ne pas s'apitoyer sur soi-même et ne pas oublier que c'est souvent pire pour les autres...
Il y aura toujours des "hauts" et des "bas" parce que "la vie n'est pas un long fleuve tranquille"...
On fait ce qu'on peut...c'est déjà pas si mal.
Bonne journée !
C'est un mot cles pour etre un HUMAIN !
Je ne juge pas l'autre, je ne me juge pas trop durement et j'essaye d'avancement sans prendre trop de caillou sur la tête !!!!