46 posts tagged “amour”
J'ai toujours été très émue par les recueils de correspondance amoureuse (un très beau site ici); et je trouve que les lettres les plus émouvantes sont souvent celles partagées entre amant et maitresse: amours impossibles, amours interdits, sont source d'écrits incroyablement passionnés. Je voulais partager un extrait de celles que je viens de découvrir, entre Victor Hugo et Juliette Drouet, son amante, sa muse, son inspiratrice....
04 juillet 1834. Juliette à V.H.
"A mon bien-aimé.
Ici mille baisers.
Mon bien-aimé Victor, Je suis encore tout émue de notre
soirée d'hier ; à défaut d'amie et de cœur
qui me comprenne et dans lequel je pourrais verser le trop-plein de
mon bonheur, je l'écris ceci "qu'hier 3 juillet 1834, à
dix heures et demie du soir, dans l'auberge de l'Ecu de France à
Jouy, moi, Juliette, j'ai été la plus heureuse et la plus
fière les femmes de ce monde, je déclare encore que jusque-là
je n'avais pas senti dans toute sa plénitude le bonheur de t'aimer
et d'être aimée de toi. "
Cette lettre qui a toute la forme d'un procès-verbal est en effet
un acte qui constate l'état de mon cœur. Cet acte, fait
aujourd'hui, doit servir pour tout le reste de ma vie dans le monde
; le jour, l'heure et la minute où il me sera représenté,
je m'engage à remettre ledit cœur dans le même état
où il est aujourd'hui, c'est-à-dire rempli d'un seul amour
qui est le tien et d'une seule pensée qui est la tienne.
Fait à Paris, le 4 juillet 1834, à 3 heures de l'après-midi.
Juliette.
0nt signé pour témoin les mille baisers dont j'ai couvert
cette lettre."
09 janvier 1835.V.H. à Juliette
une h. du matin. [9 janvier ? 1835]
Et qui résisterait à tes adorables lettres, Juliette ! Je viens de les lire, de les relire, de les dévorer de baisers comme j'en dévorerais ta bouche si je te tenais là. Je t'aime. Tu vois bien que je t'aime. Est-ce que tout n'est pas là ? Oh oui, je te demande bien pardon à genoux et du fond du cœur et du fond de l'âme de toutes mes injustices. Je voudrais avoir là comme tout à l'heure ton pied, ton pied charmant ton pied nu, ta main, tes yeux et tes lèvres sous mes lèvres. Je te dirais toutes ces choses qui ne se disent qu'avec des sourires et des baisers. Oh ! je souffre bien souvent, va, plains-moi. Mais je t'aime, Aime-moi !
Tes lettres sont ravissantes. Ma vie est faite des regards que me donnent tes yeux, des sourires que me donne ta bouche, des pensées que me donne ta journée, des rêves que me donne ta nuit. Dors bien cette nuit. Dors. Je pense que tu t'endors en ce moment. Je voudrais que tu visses cette lettre en songe, et le regard avec lequel j'ai lu les tiennes et le cœur avec lequel je t'écris celle-ci. Je te baise mille fois, Juliette bien-aimée, dans toutes les parties de ton corps, car il me semble que partout sur ton corps je sens la place de ton cœur comme partout dans ma vie je sens la place de mon amour.
Je t'aime. Tu es ma joie.Et ici le livre que je viens de m'offrir :)
Messieurs, je suis au regret de vous annoncer que certains mots de notre belle langue ne peuvent souffrir de définition.
En effet, après maintes réflexions, expériences et analyses, j'en suis arrivée à la conclusion que certains mots restent à tout jamais des conceptions subjectives, et de ce fait, ne peuvent s'emprisonner dans des définitions, pour la simple et bonne raison qu'il n'existe pas de définition commune, acceptable et convenue par tous. Je citerai à titre de démonstration, l'exemple de quatre mots qui sont pour moi le type parfait de conceptions subjectives: L'Amour, la Fidélité, la Souffrance, et la Complicité.
L'Amour: chacun s'en fait sa propre définition, unique et personnelle. Il n'y a pas à ce jour de compteur Geiger de l'Amour, pas de liste commune de critères applicables, pas de liste commune d'actes "A faire ou ne Pas faire". Pas de références communes pour être sûr, ni d'aimer, ni d'être aimé comme on aime. Chacun analyse et vit l'Amour selon ses propres critères, il n'y a pas de définition commune possible de l'amour. Chacun a de ce qu'est l'Amour sa propre conception subjective. La mienne est une vision totale et sacrificielle.
La Fidélité: impossible de trouver de définition qui satisfasse ce que chacun considère vrai et applicable en matière de fidélité. Il n'y a pas de liste de règles applicables. Ce qui est vu comme un acte banal par l'un, est considéré comme un acte de haute trahison chez l'autre. Chacun a ses critères, dont il est intimement convaincu, et dont il ne dérogera pas pour lui même, attendant ainsi le même comportement en face. Il n'y a pas de définition commune possible de ce qu'est la Fidélité. Chacun a de ce qu'est la Fidélité sa propre conception subjective. La mienne est une vision extrêmement pure et rigoureuse.
La souffrance: qui sommes nous pour juger que l'autre souffre ou pas? Chacun vit sa souffrance personnellement, et les critères de la souffrance de l'un ne sont pas les critères de l'Autre. Il n'existe pas d'échelle de Richter qui puisse quantifier les souffrance et les définir pour tous. Une souffrance anodine pour l'Un sera intolérable pour l'Autre. Source d'incompréhension incommensurable: "Ceci t'a fait de la peine? mais ce n'était rien, cela ne signifiait rien"... "Pour toi, rien, mais pour moi, c'était comme si la terre s'écroulait sous mes pieds laissant un abime de souffrance". Il n'y a pas de définition commune possible de ce qu'est la Souffrance. Chacun a de ce qu'est la Souffrance sa propre conception subjective.Comme l'Amour, la Souffrance se vit dans les entrailles et ne peut se partager intellectuellement.
La Complicité: Complices oui, mais jusqu'à quel point? Quelle est la règle? Il n'y en a pas. Le jardin secret est extensible et vole à la complicité de son territoire comme une guerre de tranchée entre deux ennemis. Ce qui fait partie intégrante de la complicité pour l'un, fait comme par hasard partie intégrante du jardin secret pour l'autre. Qui pourrait donner une liste précise d'actes complices communs et partagés ou de paroles complices universelles? Non, nous avons chacun notre propre conception subjective de ce qu'est la complicité, et c'est une grille si personnelle que lorsque nous évaluons l'Autre à travers elle, la source d'incompréhension jaillit comme un geyser.
Voilà Messieurs, ce que je voulais vous dire ce soir. Certains mots ne trouvent pas de place dans un dictionnaire. Ce ne sont pas des mots, ce sont des conceptions subjectives.... Sources de longs et douloureux apprentissages, et d'innombrables dialogues.... animés dans un couple. Merci de votre attention. Bien cordialement. Princesse101 ;)
Pour deux raisons (mes émotions d'hier, et la st valentin), je voulais faire aujourd'hui une note sur "l'amour immaculé, et autres conceptions"... mais en y réflechissant un peu, je n'ai qu'une chose à dire sur l'amour....
Et ma pensée du jour contredit hélas un de mes "héros" en la matière, le grand Jacques Brel.. dur dur....:
Quand on n'a que l'amour, ça ne suffit pas à faire marcher un couple. Gare au repos sur les lauriers ^^.
Et j'irai même plus loin, on a beau avoir l'Amour, avec un grand A même (et nous savons tous que c'est déjà une chance inouie), ET la communication, ET l'entente, ET le partage, ET l'échange.... et bien vous savez quoi... ça ne suffit pas non plus, je peux vous le dire....
La vie nous en demande beaucoup plus encore... et elle est impitoyable à ce sujet..... il faut des dizaines d'autres conditions.... d'arômes..... (comme m'a dit hier un ami cher sur msn qui se reconnaitra)... à renouveler tous les jours, pour qu'un couple soit assez solide pour dépasser et les obstacles quotidiens de l'extérieur, et les craintes intrinsèques à chacun des partenaires.
Et le jeu en vaut largement la chandelle, ce qui nous donne la force de continuer sans cesse à réunir le maximum d'arômes pour que le couple amoureux dure, intact.....
Allez juste pour le plaisir:
Bonne journée à tous sur vox:)
Assise sur un strapontin de la ligne 14, entre Gare de Lyon et Chatelet, largement sous influence des panneaux publicitaires de la Saint Valentin, m'est venue cette évidence. Je l'ai partagée avec mon amie, et je vous la livre à présent:
Et pour une fois, je pense que cette évidence est vraie pour les deux sexes, quoique pour différentes raisons ^^ ... (histoire de jetter un peu d'huile sur le feu, sinon c'est pas drôle^^.)
Pour un homme: quand il est comblé sexuellement. il est comblé. point final. ma demonstration est validée: quand le sexe va, tout va.
Pour une femme: si elle est comblée sexuellement, c'est qu'elle est comblée aussi sur tous les autres points (j'ai nommé tendresse, intelligence, échange, partage.. etc.... sinon, par essence, elle ne pourrait pas être comblée sexuellement .... donc, si le sexe va, tout va. ma démonstration est re-validée.
Ha haaaaaa pas mal hein^^
Voici une bonne évidence à mettre en pratique... C'était ma contribution personnelle pour la Saint Valentin :)
Trouvé dans un ancien numéro de psychologies magazine, dans le dossier spécial "Peut on rester amoureux?" (dossier passionant et très interessant par ailleurs).
Je vous fait partager sans commentaire un petit article lu ce matin qui me fait doucement tendrement ironiquement sourire..... enfin, bref, je suis mdr :)
C’est l’effet Coolidge, qui doit son nom à l’une de ces anecdotes dont les scientifiques usent pour marquer les esprits.
L’affaire remonte à la visite d’une ferme modèle par le couple présidentiel américain, dans les années 1920. Madame Coolidge, invitée la première à visiter le poulailler, découvre l’exceptionnel appétit sexuel du coq. « Dix fois par jour ? s’étonne-t-elle. Vous devriez raconter ça à mon mari ! »
Peu après, c’est au tour du Président. « Dix fois par jour, avec la même poule ? » demande-t-il.
Informé de la réponse – négative – il s’exclame : « Vous devriez raconter ça à ma femme ! »
L’expérience, quant à elle, ne dit pas si l’effet Coolidge, confirmé chez le cochon d’Inde, le taureau, le buffle, le bélier, le porc, le sanglier et le chat, s’applique aussi aux humains."
Et aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Lola, passez donc lui faire un coucou :)
to make the world go round...
Hommes ou femmes: les froids, les sportifs, les écoute-moi-parler, les âmes pures, les voyeurs, les éffacés, les éternels gamins, les rebelles à deux balles, les compulsifs, les qui-prennent-tout-et-ne-donnent-rien, les sensibles, les raisonnables, les distants, les tête-brulées, les démonstratifs, les pudiques, les gourmands, les mélancoliques, les hargneux, les clowns, les tendres, les colériques, les j'ai-une-nouvelle-montre-de-luxe, les timides, les décalés-de-l'amour-qui-aiment-trop-tôt-ou-trop-tard, ....
Oui, j'en ai eu des amis, des amoureux, des meilleures copines, des amies pour-la-vie-mais-non-en-fait..... je ne regrette aucune connaissance, mais de tous ceux que j'ai croisés dans ma vie, ce sont ceux qui m'entourent aujourd'hui que j'ai le plus aimé. Je pense que j'aurai beaucoup de mal à supporter de nouvelles déceptions de cette vie sans foi ni loi. Mes amis d'aujourd'hui, je les aime vraiment, pour ce qu'ils sont, et comme ils sont, et c'est à leur côtés que je veux avancer... le plus longtemps possible.
Etre amoureuse sans être possessive?
Etre amoureuse sans mettre une pression d'enfer?
Etre amoureuse et être indépendante?
Etre amoureuse et respecter l'indépendance de l'autre?
Pardon.
Peurs? Insécurité?
J'agis à l'inverse de mes objectifs.
Mais j'en prends conscience.
Et j'y arriverai.
Promis.
Prenez dans une pièce, comme celle ci, ici même^^, 10 personnes. Et demandez leur à chacune leur définition de l'Amour. Avec un grand A. Je peux vous assurer que personne n'aura la même....
Je sais, je ne vous apprend rien, et depuis la nuit des temps, c'est la même question qui traîne dans le coeur des Hommes.
Mais ça m'a travaillé plus que de raison hier parce que j'ai lu un article dans Marie Claire sur ça, (oui oui, j'étais encore chez le coiffeur hier:p).
Et donc, dans cet article, il y avait une tentative de "définition par élimination" de l'Amour avec un grand A: "Si on enlève tout ce qu'il n'est pas... il reste ce que c'est....."... et bien je ne suis pas d'accord^^. (Attention, je me rebiffe^^).
En effet, qui peut assurer que l'on a le droit d'enlever la "passion" (enchainement d'euphories et d'incertitudes) de la définition du grand amour? ou d'enlever "l'autosatisfaction" de la définition (on est beaux et on s'aime)? Ou encore d'enlever " l'autarcité narcissique" (on est dans notre bulle et on s'aime seuls au monde) de la définition?
Bien sûr, il va rester alors le bonheur, la sérénité, la symbiose, la "complétude" au quotidien... mais je suis désolée, l'Amour avec un grand A pour moi se nourrit de tout, y compris de la passion, le l'autosatisfaction et de l'autarcité.....
Pour moi, c'est un tout immense et varié, non figé, qui se nourrit d'une multitude de sentiments, dont la valeur ou l'importance ne reste pas non plus figée, mais évolue elle aussi dans la relation.... Il n'y a pas de valeurs forcément plus nobles, c'est un tout, l'essentiel étant que les partenaires soient complices dans l'activation de ces valeurs.....
Voilà, je ne sais pas si j'ai été très claire, mais c'était mon coup de gueule du jour:)
J'ai enfin pris conscience (révélation violente, il a fallu ça^^) il y a quelques jours, que j'avais acquis au fil des années une foule d'habitudes, d'automatismes, de reflexes, de conditionnements, devenus tellement naturels, et apparemment innés, que j'en oubliais même qu'ils n'étaient que des acquis.
Et je réalise que c'est dur de changer. Je me fais violence pour éradiquer ces vestiges du passé qui me narguent au quotidien et m'empechent de tourner la page de mes amours. Et je dérape, encore et encore, entre les routes du passé et celles du présent. Satanés automatismes. J'enchaine les erreurs, alors que je suis quand même adulte, consciente, intelligente et vaccinée ^^... faut le faire...
Je n'ai plus peur de grand chose depuis longtemps, et surtout pas du changement, que j'adore. Mais je réalise maintenant que quand c'est à moi de changer, au moi "profond", c'est beaucoup plus compliqué que je ne le pensais. Leçon d'humilité mes amis.
Sur ce, je vous souhaite un excellent samedi soir, moi je file de ce pas faire un tour sur vos blogs... à moi la lecture :)
"Tu es l'amour de ma vie"
"Je ne te quitterai jamais"
"Je te protègerai toujours"
.....
Qui ne les a pas prononcées?
Mais ces promesses que l'on fait pendant les temps "du meilleur", qui s'en souvient encore pendant les temps "du pire"?....
Pas grand monde. Forcément, c'est beaucoup plus dur....
La force des promesses ne réside pas en les faire, mais à s'en souvenir quand ça part en vrille, à s'en souvenir comme on se souvient d'un rayon de soleil en hiver, comme on se souvient du dernier sanglot qui clot l'épisode de nos larmes, comme on se souvient de la chaleur du foyer quand on rentre du grand froid.
Les promesses sont là non pas pour nous aider quand tout va bien, mais pour être notre bouée de survie quand l'océan se déchaine, notre phare au loin quand la tempête sévit, c'est là que les promesses prennent toute leur force.
C'est là que l'on fait la différence entre les promesses à mémoire courte, et les promesses à mémoire longue ^^.