55 posts tagged “amour”
Petit exercice préliminaire.
Pensez à une fois dans votre vie où vous avez eu mal.
Mal de chez mal, et je parle douleur physique (un accouchement sans péridurale, un bras cassé, etc...).
Voilà, vous y êtes, vous vous souvenez très bien de ce moment... vous avez eu si mal...
Vous vous en souvenez, certes. Mais la douleur physique, elle, a disparu.
Physiquement, vous n'avez plus mal, et même en y repensant de toutes vos forces, vous ne pouvez pas (heureusement) faire renaitre la douleur physique.
Ma démonstration ici, c'est de dire qu'il y a des choses qui ne peuvent que se vivre. Se vivre. En direct live.
Car si le moment est passé, vous aurez beau y repenser, elles ne peuvent plus se revivre.
Et si l'amour était comme ça? Et si l'amour ne pouvait que se vivre, en direct live?
Je n'en sais rien, mais j'ai l'impression que c'est le cas....
Et si c'est le cas, et bien on perdrait moins de temps à s'arracher les cheveux dessus en y pensant tout le temps, puisqu'il ne peut que se vivre, et non pas se penser ;)
Je regardais un film hier, The Stand, de Stephen King, (ouais je sais, 1994, ça date, bref.) ... et voilà que j'en suis venue à cette réflexion:
De toutes les espèces vivantes de la création et depuis Néanderthal, les êtres humains sont les seuls à avoir évolué dans le sens de l'Amour. Ne vous emballez pas, je m'explique:
Je ne suis pas trop calée en Néanderthalien, mais j'imagine qu'au début, ça devait pas trop être byzance niveau Romance/Amour. On avait sans doute percuté qu'en s'accouplant, on procréait, mais après, question sentiment, hum, ça m'étonnerait. Et là, on parle bien de l'espèce d'animaux la plus évoluée de l'époque. Enfin, bref, disons.
Il n'empèche que, l'Homme est le seul animal dont l'évolution des neurones s'est élancée comme Ariane dans le ciel de Guyanne (les bons jours), et que et que et que.... et ben c'est la seule espèce animale à avoir finalement évolué dans le sens de l'Amour EN PLUS de la procréation. Et vas y que je te met du sentiment partout.
Les autres espèces, Non. Les mâles vivent entre mâles, et femelles entre femelles, et quand vient la saison des "amours", c'est la teuf pendant deux semaines, puis chacun regagne son campement pour vaquer à ses occupations. Basta.
Mais nous, Oh Nooooon, pas nous. Ce serait trop simple pour notre cerveau si évolué. Nous on y a rajouté l'Amooooouuuurrrrrrrr. On est trop forts pour se compliquer la vie. Merci les neurones, hein. Tout ça pour pas s'ennuyer.
A la limite, je crois que les pingouins me contredisent vaguement. Ils vivent en couple fidèle-jusqu'à-ce-que-la-mort-nous-sépare. Les pingouins. Mais est ce par Amour? Les pingouins Aiment ils? Y'a t il un pingouinologue dans la salle?
Enfin bref, tout ça pour dire que si l'évolution de notre cerveau nous a fait inventer l'Amour, c'est que intellectuellement, ça doit être à notre portée? Non?
Hey hey. Bonne question. Je ne suis pas sûre de la réponse:D
Et le rapport avec The Stand de Stephen King?
Aucun;)
Il existe certains de coups de foudre uniques au monde.
Qui peuvent se transformer en un amour éternel.
Oui.
Un amour éternel sans déception et sans trahison.
Sans jalousie et sans tromperie.
Un amour passionné, mélé de fierté et de respect.
A là vie à la mort.
Sans histoire et sans dispute.
Sans suspicion et sans rancoeur.
Un amour où les choses les plus intimes se partagent avec évidence.
Un amour qui peut être à la fois passionnel et serein.
Complice et entier.
Universel.
C'est celui d'une femme, avec son sac.
Ok, j'avoue. Le mien c'est un intemporel Vuitton.
Qu'est ce qu'un "je t'aime",
signé mille et mille fois,
si beau, si clinquant,
au bas de chaque poème,
de chaque lettre, de chaque mot.
Qu'est ce qu'un "je t'aime",
dit si sincèrement
à mille et une personnes,
rencontrées au fil des saisons,
liées juste pour un temps.
Que vaut ce "je t'aime",
si ce n'est quelques mots,
un peu d'encre effaçable,
sur une feuille volante,
ou sur une page virtuelle.
Que vaut ce "je t'aime",
si facilement adaptable,
si renouvelable et malléable,
si convoité, mais au final,
si banal.
Le "je t'aime" n'est rien,
n'est rien que 7 lettres,
et une apostrophe,
qui dictent un univers,
qui vit de ce qu'il évoque.
Le "je t'aime" n'est rien,
ni dans le temps, ni dans l'espace
il n'existe que par ses actions,
son comportement, ses engagements,
et non pas par ses 7 lettres,
ou son apostrophe.
Je l'ai connu il y a 22 ans. Nous avions tous deux 16 ans. Il a 38 ans aujourd'hui. Il a rencontré sa femme il y a 20 ans, à l'entrée à l'Université. 20 années de vie commune, 2 enfants, 2 carrières, une vie banale.
Banale, exceptionnelle, ou normale?
A vrai dire, je ne sais quoi penser.
Sa page Facebook est à la fois attendrissante et énervante. Sa femme est sa fan numéro 1. Elle commente tous les jours avec la même plume trempée dans le miel : " Tu es le roi des lasagnes mon chéri", "Te souviens tu quand nous dinions de fraises tagada?", "Tu es mon champion d'échecs préféré", "Je t'adore avec ton short blanc de tennis", "Nos enfants sont nos merveilles".... ça dégouline d'amour, jour après jour. Quant à lui, il ne tarit pas d'éloges sur elle, et elle fait partie de sa vie, comme de toutes ses notes.
C'est là que j'en perds mon latin.
Certains couples seraient donc immunisés contre les ravages du quotidien? Certains couples arrivent encore à s'émerveiller autour d'un plat de lasagnes après 20 ans de vie commune? Certains couples auraient tout compris à la vie et l'amour, et s'aimeront encore lorsque l'amour sera mort?
Je ne peux que le leur souhaiter, et les remercier d'avoir inconsciemment bousculé ma vision de la vie, et de l'amour.
Tenez, imaginez une rose rouge sang aux pétales innombrables et charnus.
Tous les jours, la rosée nourrit les pétales, et le soleil les renforce.
Ils sont chatoyants, un peu comme les cheveux des mannequins Elsève.
De temps en temps, un coup de vent violent vient arracher un pétale ou deux à la rose.
La rose n'en a que faire, elle sait que la rosée du matin et le soleil du midi les lui rendront bien.
Mais si vous mettez cette même rose au beau milieu de vents violents et incessants,
Ses pétales tomberont plus vite que la rosée ou le soleil n'en feront éclore de nouveaux.
Un beau matin, la rose est tondue, la corolle à zéro.
L'amour est une rose.
Combien de pétales reste-t il à la vôtre?
On aime comme on peut. On aime comme on sait aimer. On aime, je pense, comme on voudrait être aimé/e:
On ne fait pas à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'il nous fasse, et à l'inverse en amour, je pense qu'on aime l'autre comme on voudrait qu'il nous aime. Par exemple, on va respecter à la lettre l'attitude qu'on voudrait voir en face à notre égard, Fidélité, Tendresse, Conduite générale....
L'autre est notre miroir et on l'aime comme on voudrait être aimé/e. C'est la seule façon dont on sait aimer, souvent.
Mais se pose t- on la question de savoir si on aime l'autre comme LUI/ ELLE voudrait être aimé/e? ... Et qui ne correspond pas forcément à la façon dont on l'aime, en fait.
Parce que l'autre n'est pas notre miroir, et que sans doute, il aspire à être aimé de façon très différente de ce qu'on sait faire...
Et c'est là que ça se complique. Les deux partenaires s'aiment, mais la façon dont ils se montrent leur amour correspond à la façon dont EUX voudraient qu'on les aime, et pas du tout comme l'autre veut/ s'attend à être aimé.
Vous me suivez?
Ce qui arrive alors, c'est une immense incompréhension des deux côtés, chacun sentant qu'il aime au maximum, mais l'autre en face, étant toujours insatisfait de l'amour qu'il reçoit, car il ne correspond pas du tout à la façon dont il voudrait être aimé.
Je fais partie de ceux qui aiment comme ils peuvent, qui aiment comme ils savent aimer, comme ils voudraient être aimer....Oui, j'imagine l'autre comme mon miroir...
Je ne prétend pas savoir aimer, j'aime, c'est tout.
Avec toutes les erreurs et les bonheurs que cela implique.
Merci Marie pour l'inspiration.
L'éternelle amoureuse.
C'est un coeur d'artichaut. Elle a des coups de foudre à chaque sortie avec ses copines. Oui, elle a le don de reconnaitre les qualités des hommes qu'elle croise, instantanément. Ses amies l'envient, elles qui ne trouvent aucun homme qui ne soit un salaud ou un connard. Elle est transie, a le coeur qui bat la chamade en permanance. Elle griffonne des surnoms d'amour et des petits coeurs près de leur nom dans son journal intime Hello Kitty à grosses spirales. Mais pour elle, les hommes n'ont pour valeur que celle des papillons qu'ils provoquent dans le creux de ses reins. Aussitôt les papillons envolés, aussitôt son amoureux largué. Non, tu comprends, ça ne va pas marcher entre nous, mais restons amis mon chéri. Le coeur de pierre n'est jamais loin du coeur d'artichaut. Au suivant !
L'éternelle célibataire.
Des hommes, si, elle en a connu .... deux ou trois. Le dernier en fac de lettres. Elle se souvient très bien de lui. Il avait passé tous les tests de préqualification avec succès: l'invitation au café en payant l'addition spontanément, puis le test du cinéma en ne tentant rien à la sortie, puis celui la soirée canapé en parfait gentleman, puis celui du week end en bord de mer où ils s'étaient tendrement prodigués quelques caresses et sans plus, puis celui du magnifique bouquet pour la St Valentin. Puis enfin, elle avait évoqué de préparer la première nuit, et des chandelles romantiques qu'elle allait allumer, et des pétales de rose qu'elle allait disposer sur le lit, puis des poèmes qu'ils allaient se dire dans le creux de l'oreille.... Mais il n'avait pas passé le dernier test, celui de la trop longue attente. Il l'avait plaquée pour sa copine l'éternelle amoureuse deux semaines avant leur nuit parfaite. Lassé.
L'éternelle malchanceuse.
La poisse avec les hommes. Elle y croit dur comme fer. Comment se fait il que parmi les 5 hommes qu'elle aurait pu choisir à l'anniversaire de Mary Lou, elle ait choisi le piiiiire! Mais quelle poisse! Et comment se fait il, que pendant ses vacances au Club Med de Djerba, elle soit tombée piiiiiile, sur le seul GO complètement timbré ! Et aussi, elle se souvient très bien, dans ce bar hyper sympa où elle avait sympathisé avec cette bande de potes de Besançon, comme par hasard, elle était tombée sur le seul con ! Non, vraiment, elle n'a pas de chance avec les hommes. Et pourtant, ce n'est pas faute d'essayer.
L'éternelle discrète.
Dans sa vie, elle n'a connu que trois hommes. Mais elle a passé 7 ans avec chacun d'entre eux. Avec chacun d'entre eux, elle a connu le bonheur de la routine, puis l'enfer de la routine. Avec tous, elle a connu l'amour, le vrai, le serein. Avec Adrien le littéraire, elle a connu l'amour sous le signe de Baudelaire. Avec Paul, le consultant, elle a découvert l'Amour sous le signe de la sexualité. Et avec Pierre, l'artiste peintre, elle a connu l'amour basé sur le partage. Elle s'est épanouie, et a connu les sens profond le vie. Elle a eu la stabilité que ses amies n'ont jamais trouvé. Elle ne regrette rien. Elle les a aimés, et ils le lui ont rendu. Elle a été fidèle, mais ils le lui ont moins rendu. Mais elle ne s'inquiète pas. Elle sait que Jacques, le libraire de la rue des Martyres la rendra heureuse, pour les sept prochaines années. Sans la tromper?
J'ai lu hier matin dans le quotidien Métro un sondage qui disait (de mémoire), (donc approximativement :p), qu'une bonne majorité de français (ou serait-ce de françaises?) pensait possible de trouver le Grand Amour sur la plage de leurs vacances.... hum....
Je suis.... comment dire.... dubitative.
1/ Déjà parce que je pense que le Grand Amour a autant de chances d'exister que le Prince Charmant .. sic,
2/ Ensuite, parce que je pense qu'il est aussi facile de trouver le Grand Amour sur la plage, que le Prince Charmant dans le métro,
3/ Enfin, parce que je pense que l'on peut être plus facilement aveuglée lorsque l'on se balade à moitié nue en bikini, tous attributs à l'air, le coeur léger, et l'esprit vide (raaaah les vacances....).... Mais que de retour à la maison, le choc est d'autant plus violent .... (sexe et amour ont la même couleur sous le soleil, mais pas du tout ailleurs^^).
Et pour finir, je dirai: admettons que vous ayez effectivement trouvé le Grand Amour, là, sur la grande serviette avec les grosses rayures jaunes, et qu'effectivement, c'est bien lui, le Grand Amour de vrai de vrai.... Qu'en ferez-vous? Saurez-vous le préserver des épreuves du quotidien? Saurez-vous survivre aux obstacles continuellement renouvelés? Saurez vous faire les compromis et innovations nécessaires à la préservation de ce Grand Amour?....
En bref, réalisez-vous, chers sondés du sondage, qu'il est beaucoup plus facile de rêver du Grand Amour, que de vivre le Grand Amour?
....si si....
J'ai toujours été très émue par les recueils de correspondance amoureuse (un très beau site ici); et je trouve que les lettres les plus émouvantes sont souvent celles partagées entre amant et maitresse: amours impossibles, amours interdits, sont source d'écrits incroyablement passionnés. Je voulais partager un extrait de celles que je viens de découvrir, entre Victor Hugo et Juliette Drouet, son amante, sa muse, son inspiratrice....
04 juillet 1834. Juliette à V.H.
"A mon bien-aimé.
Ici mille baisers.
Mon bien-aimé Victor, Je suis encore tout émue de notre
soirée d'hier ; à défaut d'amie et de cœur
qui me comprenne et dans lequel je pourrais verser le trop-plein de
mon bonheur, je l'écris ceci "qu'hier 3 juillet 1834, à
dix heures et demie du soir, dans l'auberge de l'Ecu de France à
Jouy, moi, Juliette, j'ai été la plus heureuse et la plus
fière les femmes de ce monde, je déclare encore que jusque-là
je n'avais pas senti dans toute sa plénitude le bonheur de t'aimer
et d'être aimée de toi. "
Cette lettre qui a toute la forme d'un procès-verbal est en effet
un acte qui constate l'état de mon cœur. Cet acte, fait
aujourd'hui, doit servir pour tout le reste de ma vie dans le monde
; le jour, l'heure et la minute où il me sera représenté,
je m'engage à remettre ledit cœur dans le même état
où il est aujourd'hui, c'est-à-dire rempli d'un seul amour
qui est le tien et d'une seule pensée qui est la tienne.
Fait à Paris, le 4 juillet 1834, à 3 heures de l'après-midi.
Juliette.
0nt signé pour témoin les mille baisers dont j'ai couvert
cette lettre."
09 janvier 1835.V.H. à Juliette
une h. du matin. [9 janvier ? 1835]
Et qui résisterait à tes adorables lettres, Juliette ! Je viens de les lire, de les relire, de les dévorer de baisers comme j'en dévorerais ta bouche si je te tenais là. Je t'aime. Tu vois bien que je t'aime. Est-ce que tout n'est pas là ? Oh oui, je te demande bien pardon à genoux et du fond du cœur et du fond de l'âme de toutes mes injustices. Je voudrais avoir là comme tout à l'heure ton pied, ton pied charmant ton pied nu, ta main, tes yeux et tes lèvres sous mes lèvres. Je te dirais toutes ces choses qui ne se disent qu'avec des sourires et des baisers. Oh ! je souffre bien souvent, va, plains-moi. Mais je t'aime, Aime-moi !
Tes lettres sont ravissantes. Ma vie est faite des regards que me donnent tes yeux, des sourires que me donne ta bouche, des pensées que me donne ta journée, des rêves que me donne ta nuit. Dors bien cette nuit. Dors. Je pense que tu t'endors en ce moment. Je voudrais que tu visses cette lettre en songe, et le regard avec lequel j'ai lu les tiennes et le cœur avec lequel je t'écris celle-ci. Je te baise mille fois, Juliette bien-aimée, dans toutes les parties de ton corps, car il me semble que partout sur ton corps je sens la place de ton cœur comme partout dans ma vie je sens la place de mon amour.
Je t'aime. Tu es ma joie.Et ici le livre que je viens de m'offrir :)