15 posts tagged “pensées”
Exprimer son émotion, sans la déformer
Exprimer sa passion, sans le regretter.
S'il était si facile d'aimer,
S'il était si facile de consoler,
S'il était si facile de réunir.
Choisir les bons mots,
Choisir les bons moments,
Choisir la bonne personne.
Aimer sans compter
Compter sans réflechir,
Réfléchir sans trahir.
Avancer sans craindre,
Respecter sans douter,
Aimer sans concession.
Se séparer de la douleur,
Transmettre la douceur,
Accepter le bonheur.
Aimer sans torturer,
Aimer sans souffrir,
Aimer sans languir.
Aimer simplement,
Aimer passionnément,
Aimer pour toujours.
Parler sans crainte,
Parler sans heurter,
Pardonner, et se faire pardonner.
Souffrir.
Pleurer.
Aimer.
je mens,
je triche,
je trompe,
je déçois,
j'enerve,
je crie,
je frappe,
Mais je continue,
à rêver, à espérer, à désirer, à envisager, à prévoir, à construire, à recommencer, à essayer, à vaincre, à m'améliorer, à comprendre, à apprendre, à enseigner, à souhaiter, à me battre, à croire, à aimer....
Je voudrais bien être sûre, de tout, mais je sais bien, que ça n'arrivera jamais....
Tout comme la perfection reste impossible, l'assurance reste, au mieux, un objectif.... (je ne sais pas si c'est très clair ce parallele)
Et je sais qu'il restera toujours dans mes choix, une part d'incertitude, dans mes déclarations, une part d'inavoué, dans mes gestes, une part de maladresse, dans mes écrits, une part de variable, dans mes victoires, une part de défaite, et dans mes larmes, une part de moi.
Merci à Ptite fée et ATM de m'avoir fait découvrir Debout Sur Le Zinc.
Et bonne fin de journée à tous ici :)
Les poûtres sont usées autour de la lucarne. Elle est debout, son regard est perdu dans le vif rose-orangé du ciel. C'est le levé du jour.
Le jour se lève, c'est immuable. Mais aujourd'hui, il se lève sur quoi? Un vieux clou rouillé dépasse de la poûtre de droite.
Autour d'elle c'est le silence, et dans sa tête, c'est le néant.
Un coin de ciel bleu perce, le soleil reprend ses droits et passe un rayon au travers du verre de la lucarne tacheté de traces de pluie.
Elle s'approche de la lucarne et laisse ses pensées tourmentées glisser le long du rayon de soleil, elles atterrissent sur le parquet poussiéreux et forment un petit tas à ses pieds nus.
Avec le bout du pied, elle éparpille les poussières de pensées qui s'envolent aussitôt en mille petites gouttes lumineuses.
Amusée, elle souffle sur les gouttes lumineuses qui dansent langoureusement en l'air sur le trajet de la lumière naissante, avant de disparaitre, une à une, dans l'ombre du grenier.
Adieu souvenirs.
Bonjour, nouvelle journée.
et bonjour à tous ici :)
EDIT:
Vivre, pour moi:
Vivre:
garder un secret qu'on a envie de crier sur les toits
accomplir une succession d'exploits quotidiens, et recommencer le lendemain
aimer et aider les êtres qui croisent notre route
se souvenir de ceux qui nous ont quittés
croire en soi, dur comme fer
se souvenir qu'il y a des gens qui entrent, et qui sortent de notre vie, et c'est normal
ne pas oublier qu'on a qu'une vie
garder en tête que c'est un choix évident d'être ouverte à tout, plutôt que fermée à tout
savoir que l'esprit a besoin du corps, et vice versa
penser toujours que rien n'est parfait, ni éternel
admettre que le moteur est fondamental, mais que la chaine dépend du maillon le plus faible.
J'en suis à la moitié un an et demi du livre de Beigbeder "L'amour dure trois ans." (merci Clémousse).
Que dire... j'ai envie d'écrire, quelques lignes, avant même de le terminer. (Ce qui sera vite fait, ce n'est pas de la grande littérature, ça se lit vite, les chapitres sont concis et directs. Les phrases sont simples, et comme l'OM, il va droit au but ;).)
Au risque de décevoir certains, (vive la liberté éditoriale), j'aime ce livre. Certes, il est écrit par un homme un mec de chez mec, et pourtant, certains sentiments, certains vécus, me parlent, me touchent (pas tout ce qu'il dit, hein, j'ai dit certains).
Je voudrais rebondir sur une phrase, qui me travaille.
Page 82: "Je quittais ma femme, et pourtant c'est à moi même que je disais au revoir. Le plus dur ne serait pas de quitter Anne, mais de renoncer à la beauté de notre histoire. Je me sentais comme toute personne qui abandonne un projet trop ambitieux pour être possible: à la fois déçu et soulagé".
Ces idées qui me trottent dans la tête, (et dont j'avais déjà parlé à quelques personnes de mon entourage), c'est:
premièrement: cette notion de renoncer à une histoire.
Quand on se sépare de quelqu'un, on tire un trait sur la personne, certes, mais en plus, on tire un trait sur toute l'histoire passée, et encore un autre trait sur toute l'histoire future. C'est très égoiste de dire ça, mais je pense que les plus durs à tirer, comme traits, sont les traits sur les histoires. Car la personne, elle, ne nous appartient pas en tous les cas. Le trait, on ne le tire pas vraiment sur elle, elle reste vivante, elle reste là, elle fera d'une façon ou d'une autre toujours partie de notre vie...; mais les histoires, passées et futures, elles, sont finies, terminées, game over.
Et ça, c'est effectivement le plus dur à avaler je trouve.
deuxièmement: cette notion d'être à la fois déçu et soulagé par la fin d'un projet qui sécroule.
On dit souvent "histoire d'amour", mais je pense que pour être plus précis, il faudrait parler de "projet d'amour". Dans une histoire, on n'est pas acteur: on est auditeur de l'histoire, ou bien lecteur, mais aucun des deux, ni le lecteur, ni l'auditeur, ne participent à la rédaction de l'histoire. Tandis qu'en amour, il n'y a ni lecteur, ni auditeur, mais deux écrivains. L'amour, c'est un projet qui s'écrit à deux. Ce n'est pas une histoire, c'est un projet. On fait des plans, on construit, on avance, on recule, on échaffaude, on prend des décisions, on fait face aux imprévus, on se laisse des issues de secours, on accueille les surprises avec plaisir, et à deux, on lutte pour le même objectif: rester ensemble, s'aimer toujours. Comme dans tous les projets, il y a des enjeux, des objectifs, des étapes, des succès, et comme pour tous les projets, la seule menace: est l'echec (tandis qu'une histoire n'a pas "d'échec", en soi ce n'est qu'une histoire.).
Une fois que l'échec est consommé, effectivement, on est à la fois déçu, et soulagé.
Voilà, c'était ma reflexion du matin, qui vaut c'qu'elle vauuuuuuuuuuuut *à la façon de Bénabar dans Bruxelles ;)*
"Ce qui se conçoit clairement, s'énonce aisément"... je crois que c'est la formule, peu ou prou... formule à laquelle je rajoute un préalable: "Ce qui se vit sous l'emprise d'émotions fortes, se conçoit très clairement, et s'énonce encore plus aisément." Trois émotions me rendent particulièrement loquace: l'euphorie, la peine, et la colère.
Bref, tout ça pour dire, mon ire du jour me pousse irrémédiablement sur mon clavier.
Faire plaisir, EST pour moi un plaisir. Vraiment.
Je n'ai pas besoin de rechercher une source supplémentaire de plaisir, plus personnelle ou plus égoïste (osons, soyons fous, n'ayons pas peur des gros mots), pour me convaincre.
Le plaisir donné est pour moi exactement au même niveau que le plaisir reçu.
Si j'accompagne, à sa demande, quelqu'un voir un match au Stade de France, je n'y vais pas parce que cela satisfait directement mon propre plaisir, mais parce que je sais que ça lui fait plaisir, et savoir ça, me fait plaisir, et me SUFFIT à faire mon bonheur.
Et je pense que les femmes, plus que les hommes, sont réellement capables de tirer leur plaisir dans le plaisir procuré à autrui. Les femmes, plus que les hommes, savent vivre du plaisir par procuration.
Voilà, tiens, je me sens beaucoup plus calme maintenant que c'est énoncé ;)
Bonne fin de journée à tous ici :)
Je retiens la pénombre de la salle
Du moment où nous nous sommes rencontrés,
Je retiens l'intensité de son regard
Des sous entendus échangés,
Je retiens l'électricité des paroles
Des premiers mots inspirés,
Je retiens l'infinie douceur
Des premiers baisers tant attendus,
Je retiens la force de la détermination
De la première caresse délibérée,
Je retiens un long frisson
Du jour où je l'ai aimé
Je retiens l'immédiateté.
Des chansons que nous avons fredonnées
J'ai retenu American Pie
Le lac est plat
Le soleil écrasant
Le silence total
Les rames sont lourdes à manoeuvrer
Je tourne en rond
La cargaison est énorme
Le fleuve tranquille
Les berges désertes
Le temps est maussade
Je file droit
Le vent souffle fort
La brise me pique le visage
La vitesse m'ennivre
La houle me porte
Je fonce sans hésitation
La foule m'oppresse
La tempête fait rage
Les vagues m'achèvent
La nausée est omniprésente
Je regrette cette traversée
Je suis sur la proue
Je n'entends que la voix des sirènes
Le reste du monde n'existe plus
Le bonheur est intense
L'ivresse est de courte durée
La sensation est grisante
La solitude une fierté
L'exploit est à portée de main
La force est mon atout
La détermination mon alliée
L'océan me porte
Dans ses bras je suis au paradis
Sa douceur est infinie
Le temps ne compte plus
Je me laisse aller, enfin.
Ramasser mes kilos de doutes éparpillés sur le couvre lit, et les mettre à la poubelle,
Oublier mes heures de sommeil perdues, et enterrer l'espoir de les rattraper,
Faire le vide dans ma garde robe de souvenirs,
Changer de marque de produit laitiers,
Apprendre à faire le plein toute seule,
Renouveller mes chansons cultes, garder le disco bien sûr,
Ne plus recycler mes numéros en 06, et faire dans du neuf,
Laisser tomber les compromis et les efforts, ça ne paye pas,
Choisir mes amis, toujours,
Avoir de vraies bonnes résolutions, celles qui sont évidentes,
Lui donner les poissons rouges,
Faire comme ça me chante,
Assumer mon envie d'assouvissement carnivore,
Me méfier des sirènes (d'alarme et d'eau de mer),
Changer la pile du bip du parking,
Brûler le canapé et la télécommande,
Garder mon sourire, comme d'habitude,
Tenir bon, tenir bon, tenir bon, ne pas craquer,
Garder mes 220 volts intacts, électrocuter les contacts à 0 de tension,
Aller chez le coiffeur plus souvent,
Alterner les nuits blanches dansantes et les nuits blanches tarot, mais garder les nuits blanches,
Garder la main tendue et le coeur ouvert, mais continuer à parler fort,
Garder jalousement les recettes de princesse101 laquée accompagnement pommes sautées.
Effrayée, puis perdue
Perdue, puis écoutée
Ecoutée et soutenue
Soutenue et ouvrir les yeux
Ouvrir les yeux puis espérer
Espérer puis hésiter
Hésiter, puis en rêver
En rêver, puis le chercher
Le chercher, puis le vouloir,
Le vouloir, puis succomber
Succomber puis hésiter
Hésiter puis réfléchir
Réfléchir, puis ne plus y penser
Ne plus y penser, et se laisser aller
Se laisser aller, et vivre
Vivre et aimer
Aimer, puis avoir le vertige
Avoir le vertige, et aimer de plus en plus
Aimer de plus en plus, puis réflechir
Non, ne plus réflechir, et le vivre
Vivre et attendre
Attendre et bouillir
Bouillir et se calmer
Se calmer et puis se laisser aller
Se laisser aller et s'accepter
S'accepter, et ne plus lutter
Ne plus lutter et vivre
Vivre, et aimer.